Les barrages : de Bimont à Zola
Un must dans la Sainte Victoire ! Une balade sympa qui offre de beaux paysages et panoramas sur l'extrémité Ouest de la Sainte Victoire.
C'est une promenade qui compte parmi les incontournables de la Sainte Victoire ! La tracé gpx indique une boucle en partant de la plaine de Roquehautes. L'itinéraire jpg décrit lui la balade en partant du parking du barrage Bimont (promenade plus courte, moins de dénivelé) avec une petite variante facultative : s'approcher des bords du lac Zola.
Le barrage de Bimont
Ouvrage majeur du patrimoine hydraulique de la concession régionale du canal de Provence, le barrage de Bimont est exploité par la Société du Canal de Provence (SCP) pour la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, son autorité concédante.
Le barrage de Bimont constitue une réserve de sécurité précieuse au cœur de l’aménagement hydraulique du canal de Provence. Elle est alimentée à 90% par de l’eau du Verdon grâce à la galerie souterraine de la Campane. Les 10% restants proviennent des apports naturels de la rivière l’Infernet.
Le canal de Provence est alimenté par les réserves d’eau constituées sur le Verdon grâce aux barrages de Sainte-Croix et de Castillon. Il débute véritablement à la prise de Boutre où le canal mixte EDF/SCP se scinde en deux : le canal EDF et le canal de Provence. Chaque année, ce sont environ 220 millions de m3 d’eau du Verdon qui alimentent le réseau.
Longue de 5 km, la galerie de la Campane permet d’alimenter gravitairement (l’eau s’écoule naturellement grâce à une pente) la réserve. Elle s’achève par un ouvrage de pompage – turbinage, qui permet :
– en fonctionnement normal de produire de l’électricité grâce aux volumes d’eau entrants ; on parle de turbinage,
– de fonctionner en mode pompage pour renvoyer de l’eau dans le réseau amont lorsque cela est nécessaire (par exemple lors d’opérations de maintenance).
Les deux micro-centrales hydroélectriques implantées sur le site (turbine-pompe à la Campane, et micro-centrale en pied de barrage), d’une puissance totale de 1,5 MW (2/3 pour la micro-centrale et 1/3 pour la turbine pompe de la Campane) permettent de produire environ 4 GWh/an d’énergie renouvelable, soit la consommation annuelle de mille habitants d’Aix-en-Provence.
Le barrage permet l’alimentation en eau de plusieurs communes de la région aixoise et l’irrigation de 8 000 hectares. Il alimente également la zone industrielle de la vallée de l’Arc, le sud d’Aix-en-Provence et Marseille (pour environ 30% de leur consommation). De part sa grande capacité de réserve, il peut aussi contenir les crues, même les plus exceptionnelles. Dans un contexte d’accroissement de la demande et d’évolution climatique, la réserve d’eau du barrage de Bimont permet d’envisager sereinement l’avenir en assurant l’alimentation en eau pour tous les usages.
Le barrage de Bimont est un barrage-voûte constitué de 120 000 m³ de béton. La voûte s’appuie sur deux culées sur chaque rive. La longueur de la voûte entre les deux culées est de 180 m. D’une hauteur de 86,50 m au-dessus de ses fondations, son épaisseur varie de 4,3 m en crête jusqu’à 17,40 m au maximum à la base. (source : https://barragedebimont.com)
Le niveau de remplissage maximal de la retenue (cote maximale) est de 342,5 m, soit une dizaine de mètres sous le niveau de la crête, ce qui correspond à un volume d’eau stocké de 27 millions de mètres cubes. La différence entre la cote de retenue maximale et la crête permet de stocker un volume de plus de 12 millions de mètres cubes d’eau. Ce volume est suffisant pour absorber d’éventuelles crues exceptionnelles issues des eaux de ruissellement du massif de Sainte-Victoire (bassin versant).
Le barrage Zola
Construit en pierres de taille entre 1850 et 1854 par François Zola, le père du romancier, ce barrage était destiné à retenir les eaux de ruissellement de la montagne Sainte-Victoire afin de créer une réserve nécessaire à l’alimentation de la ville d’Aix. La dérivation du lit de l’Infernet inquiéta les lavandières du Tholonet qui craignaient de manquer d’eau pour continuer à laver le linge des bourgeois aixois. C’est ainsi que l’ingénieur dut s’engager à construire de nombreux lavoirs afin d’assurer la pérennité de cette activité qui s’est poursuivie jusqu’après la seconde guerre mondiale. Quant au barrage Zola, compte tenu de la faiblesse du débit (1m3/s), il fut dès 1877 suppléé par les eaux du canal du Verdon. Il est aujourd’hui entretenu essentiellement pour sa dimension patrimoniale et son rôle d’écrêteur de crues.