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De Castelmeur à Brézellec

Belle promenade entre ces deux pointes ! Encore une côte à falaises déchiquetées, des criques, des beaux points de vue.

C'est une balade en aller-retour entre 2 pointes. On profite de somptueux paysages, sans la foule de la pointe du Raz et du Van !

La pointe de Castelmeur

Son nom se traduit par la Grande forteresse. Du haut de son promontoire, la vue est splendide : on y aperçoit, sur la gauche, la pointe du van, le phare de Tévennec, l'Ile de Sein; en face, le cap de la Chèvre, les Tas de Pois, l'entrée du goulet de Brest, la pointe Saint-Mathieu; enfin à droite, on aperçoit les plage de Telgruc, Saint-Nic dominées par le Menez-Hom. De nombreuses traces de vie primitive y sont présentes. Sur les deux versants, les stigmates d'une présence très ancienne sont visibles sous forme de rectangles ou l'herbe pousse plus verdoyante qu'ailleurs. Ces habitations étaient au nombre de 95, 44 sur le versant Ouest et 51 sur le versant Est. Elles étaient toutes construites de la même façon : rectangulaires, l'entrée coté mer, dans le sens de la pente mais à sol horizontal, ce qui obligeait leurs constructeurs à creuser d'avantage à une extrémité qu'à l'autre. Une épaisse couche de cendre indique une destruction par le feu. Un archéologue du nom de Paul Châtellier fît une exploration de ce village fortifié ou oppidum et y découvra une quantité de fers de lance, pointes de javelots, épées, haches, faucilles, et surtout beaucoup de poteries grossières c'est à dire fabriquées sans l'aide d'un tour. L'entrée de l'oppidum était défendue par quatres lignes de fortifications et par trois douves profondes, le dernier rempart mesurant 4 mètres de haut sur 9 mètres de large. Il est très difficile de dater des monuments de Castel-Meur car il semblerait que les fortifications aient été rafraîchies à l'époque gauloise. On peut malgré tout penser que les constructions en elle-même datent de 2000 ans. (source : https://www.cleden-cap-sizun.com)

La pointe de Brézellec

Elle offre un très beau point de vue sur la rade de Douarnenez et la presqu'île de Crozon. Nous avons été surpris par une série d'antennes plantées au milieu d'un terrain militaire. Il s'agit d'un système de mesure des courants marins.

Cette méthode consiste à positionner à terre un réseau d’antennes d’émission et un réseau d’antennes de réception (Figure 5). Tout comme pour les courantomètres ADCP de mesure in situ, les caractéristiques des courants marins mesurés par radar HF se calculent à partir de l’effet Doppler. Mais ici, le radar mesure un courant de surface sur une surface étendue en dizaines de km². Le radar émet une onde électromagnétique de fréquence connue comprise entre 3 et 30 MHz (Klemas 2012). Lorsque cette onde interagit avec les vagues, elle est rétrodiffusée dans le sens opposé (Figure 6). En l’absence de courant, le spectre en fréquence de cette onde rétrodiffusée présente 2 maximums d’énergie (Figure 6 a). En revanche, dans le cas où il y a un courant de surface, ces 2 maximums d’énergie sont décalés en fréquence car les vagues elles-mêmes sont portées par le courant (Figure 6 b). C’est ce décalage que l’on nomme « effet Doppler » et qui peut être converti en une composante du courant dans la direction de visée du radar (ou direction radiale). A noter que, de ce fait, pour caractériser un courant sous la forme d’un vecteur, il est nécessaire de disposer de 2 radars HF dont les directions de visée respectives sont séparées par un angle d’environ 90°.Les radars déployés à la pointe de la Bretagne (pointe de Garchine et pointe de Brézellec) (Figure 8) sont de bons exemples de ce type de dispositif. Les radars installés sont des Radars HF développés par l’Université d’Hambourg, fabriqués par la société Helzel Messtchnik GmbH et commercialisé sous la marque WERA. La résolution de ces radars est d’autant plus fine que la zone étudiée est proche du Radar. Ainsi, à longue portés (150 à 300 km), les données issues de ces radars ont une résolution de 3 à 6 km, à moyenne portée (75 à 150 km) la résolution est de 1,5 à 3 km et à faible portée (i.e. 30-75 km) la résolution est comprise entre 0.3 et 1.5 km (http://joomla.actimar.fr). Ces deux radars ont été déployés en 2006 à la demande de la Marine française dans le cadre du projet Vigicote et permettent de dresser des cartographies à intervalles très réguliers des champs de courant de surface, des champs de vent, de la hauteur significative des vagues et de leur orientation sur une cellule de mesure donnée (Figure 9). De plus, la résolution temporelle de ces cartes sont actualisées toutes les 20 minutes. Enfin, concernant la mesure des vitesses de courant, la précision est de l’ordre de 20 cm.s-1(Danilo 2009). (source : https://www.researchgate.net/publication/330289723_Methodes_de_mesure_des_courants_cotiers_et_oceaniques_bibliographie_generale_et_applications_possibles_en_Guyane#pf7)